cosmic duality

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Tempest of Taurus

par Bill Tiepelman

Tempête du Taureau

La fracture Avant que les étoiles ne soient cousues dans le ciel, avant même que le souffle ne trouve un nom, le Taureau se dressait seul aux confins de la création. Une bête née non de chair, mais de force – d’élément, d’écho et d’éternité. Son corps fut scindé dès son éveil : une moitié embrasée par une colère volcanique, des rivières de lave sculptant des cicatrices sur son front cornu ; l’autre moitié grandissait au rythme silencieux de la vie, couverte de mousse et respirante, enracinée à la fois dans les étoiles et dans la terre. Il ignorait le temps, ne connaissait que le mouvement. Il traversait le vide comme s'il s'agissait d'un pâturage, ses sabots traçant des galaxies dans son sillage. Partout où il passait, des mondes parallèles se déployaient : des forêts fumantes, des rivières où coulaient vapeur et lumière d'étoiles, des cieux qui tremblaient sous son rugissement silencieux. Mais le Taureau… il n’était pas entier. Il était une tempête prisonnière de la dualité, déchirée entre destruction et renaissance, fureur et pardon. Les dieux qui l’avaient créé avaient disparu depuis longtemps, ne laissant aucune réponse à son agonie. Il devint mythe avant même que les mondes ne portent de nom, et sa souffrance fut inscrite dans l’essence même de chaque planète qu’il forgea. Dans un autre monde, où le bleu brillait d'une intensité trop forte et où la terre chantait de tristesse, il s'arrêta. Pour la première fois depuis la Première Étincelle, il replia les jambes sous lui et resta immobile. Le feu dans son œil gauche s'éteignit. Les lianes qui grimpaient le long de son épaule droite murmurèrent vers le ciel. Et les étoiles se rapprochèrent pour écouter. C’est alors qu’il parla, non par la voix, mais par la gravité. Une tristesse silencieuse et profonde résonna dans le ciel : « Je suis la fracture. Je suis la graine et la brûlure. » De ses larmes naquirent les premiers mortels – imparfaits, divisés, beaux – chacun portant en lui un fragment de sa guerre. Certains brûlèrent. D’autres grandirent. La plupart firent les deux. Avec le temps, ils érigèrent des temples à sa fureur et chantèrent sa grâce. Ils ne comprenaient pas qu'il n'était ni dieu ni démon, mais un miroir. Un rappel. Une blessure qui a façonné l'univers. Pourtant, quelque chose s'éveilla en lui tandis que le peuple dansait sous la lune jumelle, se peignait la peau de cendres et de pollen, murmurait son nom non par crainte, mais par révérence : Taurun. La Tempête. L'Éternel. Et dans ce respect, il ressentit les premiers signes de paix, une lueur, un commencement. Mais la paix, comme le feu, se mérite. Le règlement de comptes Les siècles s'écoulèrent comme des braises errantes dans le vide, et le Taureau reposait toujours sous les deux lunes jumelles, à demi enroulé dans la forêt, à demi englouti par les flammes. Des civilisations naquirent et s'effondrèrent à l'ombre de son sommeil. Des prêtres marchaient pieds nus sur des champs d'obsidienne pour murmurer leurs rêves dans les fissures de son flanc brûlé. Des amants gravèrent des promesses dans l'écorce des arbres qui poussaient de ses côtes. Et des enfants, nés de poussière d'étoiles et de sueur, jouaient sans crainte sous les branches de sa crinière. Pourtant, il ne se leva toujours pas. Les dieux, oubliés ou ayant fui, l'avaient laissé comme leur ultime parabole. Le Taureau, le Brisé, dont la dualité reflétait l'âme de toute chose. Mais les mortels commencèrent à oublier que la dualité n'était pas un châtiment, mais un chemin. Et lorsqu'ils l'oublièrent, ils tentèrent de purifier ce qui les rendait entiers. Ils allumèrent des feux pour consumer leurs racines. Ils rasèrent les forêts pour dompter le chaos. Ils couronnèrent des rois qui ne parlaient que par le feu et bannirent ceux qui écoutaient encore le murmure des feuilles. Avec le temps, ils se divisèrent comme le Taureau s'était jadis divisé – non par les dieux, mais par choix. C'est alors que Taurun s'agita. Son œil de flamme se ralluma comme une étoile mourante renaissant, projetant des ombres sur les constellations. Les feuilles dans sa fourrure tremblèrent. L'air s'épaissit. Et des profondeurs de la terre, un grondement sans source ni direction s'éleva — une pulsation, ancienne et indéniable. Il se leva non par colère, mais par nécessité. Ses sabots fendèrent la croûte du monde. Son souffle fit trembler les océans. Au-dessus de lui, le ciel s'ouvrit – non par la foudre, mais par les souvenirs. Des visions tombèrent comme la pluie : celles de chaque enfant qui avait chanté dans sa forêt, de chaque prière prononcée à la lueur du feu, de chaque âme qui avait osé porter en son cœur à la fois le chagrin et l'émerveillement. Il rugit, non pour détruire, mais pour rappeler. Et le monde l'écouta. Des torrents de pluie s'abattirent là où les déserts avaient régné. Des forêts surgirent des cendres. Et là où le feu avait tout consumé, la vie revint, non par défi, mais en harmonie. Le corps du Taureau n'était plus divisé, mais unifié : des flammes nourrissaient la terre, des branches dansaient d'étincelles. Il n'était plus à moitié ceci, à moitié cela. Il était la plénitude née de la fracture. Et pour la première fois depuis que les étoiles avaient appris à chanter, Taurun sourit – non pas avec des lèvres, mais en silence. Le silence qui suit la tempête. Le silence qui témoigne d'un équilibre retrouvé. Les mortels, transformés, s'imprégnèrent de ce nouveau mythe. Ils ne bâtirent plus de temples. Ils plantèrent des forêts. Et ils enseignèrent à leurs enfants que brûler n'était pas un signe de mal, et croître n'était pas un signe de faiblesse. Qu'eux aussi, comme Taurun, portaient en eux la fureur et la forêt. Et c'était là leur magie. Le Taureau s'éleva alors dans le ciel nocturne, son corps se dissolvant en constellations, en histoires, dans les veines de tout être vivant. Il avait été feu. Il avait été forêt. Et maintenant, il était éternel. Lève les yeux au ciel quand ton cœur se brise en deux. Tu le verras – cornes arquées vers le firmament, étoiles entremêlées dans sa crinière, la Tempête qui veille, qui attend, qui te rappelle : Tu n'es pas brisé(e). Tu es en train de devenir. Épilogue : Le silence entre les étoiles Bien longtemps après que le Taureau se soit dissous en constellation et en légende, bien longtemps après que ses dernières braises se soient éteintes sous les racines d'arbres nouvellement poussés, une question silencieuse flotte encore entre les galaxies : « Que reste-t-il quand les dieux auront disparu et que le monde devra choisir par lui-même ? » La réponse n'est ni gravée dans la pierre, ni cachée dans les flammes. Elle n'est pas portée par les prophètes ni conservée sur un parchemin. Elle réside dans la lueur de la contradiction – là où la bonté côtoie la colère, où le chagrin se mêle à la joie, là où l'on se brise, et où, de ces fissures, jaillit une lueur d'espoir. C’est là que réside désormais le Taureau – non pas dans les temples, non pas dans les étoiles, mais dans l’instant où une main se crispe de rage et choisit au contraire de s’ouvrir. Dans notre manière de brûler tout en aimant. Dans notre manière de détruire puis de replanter. Certains disent qu'on peut encore entendre son souffle dans le vent entre les saisons, sentir ses pas dans la terre qui se dérobe sous nos pieds nus. D'autres disent qu'il n'est qu'un mythe, une vieille légende née d'un besoin cosmique. Mais si jamais vous vous sentez à la fois trop et pas assez, trop fort et trop fragile, souvenez-vous : Tu es la tempête et la terre. Tu n'es pas perdu. Tu n'es pas seul. Et dans le silence entre les étoiles, Taurun observe. Non pas en juge, mais en parent. Ramenez le taureau à la maison Si l'histoire du Taureau a éveillé en vous une émotion profonde, si vous aussi portez en vous le feu et la forêt, intégrez ce mythe à votre quotidien. Notre image « La Tempête du Taureau » est disponible sur une gamme de produits de haute qualité conçus pour faire vivre cette double magie dans votre vie de tous les jours. Tapisserie Céleste : Habillez votre espace de mythes. Cette tapisserie murale aux couleurs vibrantes transforme n'importe quelle pièce en un portail vers les étoiles. Tirage sur métal : Une œuvre audacieuse, digne d’une galerie d’art, qui capture le feu et la forêt avec une clarté exceptionnelle. Brillant. Emblématique. Intemporel. Puzzle : Reconstituez vous-même le mythe – idéal pour les moments de calme et de réflexion, et pour ceux qui apprécient la complexité. Sac fourre-tout : Emportez la tempête avec vous – idéal pour les amoureux des livres, les flâneurs des marchés et ceux qui voyagent entre les mondes. 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